lundi, février 18, 2008

Surréalisme belge

Les Belges ont faim, les Belges ont froid, et le gouvernement s'occupe de l'institutionnel!

Sur­réalisme belge, bêtise humaine. J'en reste sans voix. J'écris pour soulager ma misère, pour at­ténuer ma colère. Je fais partie de la classe moyenne qui devient pauvre un peu plus cha­que jour. J'ai peur de recevoir mon supplément de charges, je me chauffe au minimum, depuis longtemps je ne sais plus ce que sont les va­cances, je suis heureuse de pouvoir encore aujourd'hui manger à ma faim.

Agée, les frais médicaux augmentent et le peu qui me reste pour les loisirs passe à la pharmacie, la moitié de ma pension passe au loyer, et j'ai travaillé 40 ans sans connaître de longues vacances, ni ponts, ayant payé le cumul des revenus des époux quasi toute ma vie.
Mais le seul grand problème va être bientôt résolu: les flamingants encore une fois vont l'emporter. (...)
Le réveil douloureux des francophones est tardif et force est de constater que nous courons tous vers des cours de néerlandais, vers des écoles fla­mandes, prêts à renier notre propre culture française et jouer ainsi le jeu des flamingants.
Je suis pourtant un mélange des deux. (...) Pour remonter le moral de ceux qui galèrent tous les jours et essaient de boucler les fins de mois, d'après les statistiques, n'oublions pas que la Belgique est riche!
N'auriez-vous pas une petite place pour moi dans votre monde euphorique, messieurs les statisticiens? Je suis si lasse...

Claudine Maurice Etterbeek

Source : Télé Moustique

jeudi, janvier 24, 2008

Petit guide pour les voisins français ou luxembourgeois...

Les 4 choses à savoir sur le 'Belge'.

1. Les indispensables septante et nonante.
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70 = septante
90 = nonante

C'est simple, clair et net.... et grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante quatorze.
Ceci ne souffre aucune discussion. D'ailleurs, pour faire un parallélisme avec d'autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten.
Même le néerlandais, qui se rapproche plus du klingon (cfr StarTrek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig.

2. L'accent
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L'accent, ou plutôt les accents... car en Belgique, il y a autant d'accents que de villages. Vous n'êtes pas obligé de prendre l'accent pour converser avec un Belge. Ce n'est pas un mongolien et vous pouvez être sûr qu'il comprendra votre français de Marseille, Strasbourg ou Laval.

Quelques dialectes:

* le liéééééégeois (Liège)
* le namuuuurois (Namur), proche de l'accent suisse du Valais
* le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard
* le brusselaire : l'accent bruxellois est le plus connu et le plus (mal) imité.
Alllleï, dis, fieu!

Pour parfaitement l'imiter, il faut se mettre dans la peau du personnage, càd avoir une grande gueule et faire son malin avec sa Rolex / son autoradio / son 'G' (GSM = portable) acheté à crédit qui a coûté 3 mois de salaire.
En bref, il faut être un gars de la capitale. D'ailleurs, n'oubliez pas le dicton: Parisien, tête de chien, Bruxellois, même combat.
J'ai un ami qui a rajouté y a pas longtemps Breton, tête de con ( à méditer)
De plus, le vrai Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots 'flamands' ou flamandisés juste pour faire bien.

Ex: Ah, fieu waar heb je de velo gelaisseerd?Ah, ja, in de camionnette!
Traduction: Eh bien, mec, ou as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la
camionnette!

3. Avoir une bonne prononciation
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Un bon conseil: bossez un sérieux coup là-dessus. La seule façon d'apprendre, c'est d'écouter


Quelques exemples:

- Bruxelles, se prononce Brusselle (et pas Brukselle)
- Anvers, se prononce Anverssss (et pas En Vert, le 'S' est là,
alors il faut l'utiliser)
- Rembrandt se prononce Rembrandt (et pas Rang Bran)
- Le célèbre W : en France, on préfère le prononcer (souvent
erronément!) comme un simple V. En Belgique, on préférera le
prononcer 'ouhé '
Ex: wagon: ouhagon - huit: ouhit - BMW se dit Bé Em Wé - idem pour
un VW et les WC. (qui me rappelle: 'aller à la toilette' et 'non aux
toilettes' : une à la fois, s'il-te-plaît bien!)
- Les noms flamands : à apprendre au cas par cas. Mais, en tout cas
oubliez la prononciation française!!!!
Ex: Maastricht: le ch ne se prononce par 'ch', ni 'k', mais dans une
espèce de râle comme si vous vouliez cracher.

4. Les spécialités régionales
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Vous ne trouverez jamais d'endives blanches et pointues en Belgique,
mais des chicons.
Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets; pas de petits
pains aux raisins, mais des couques aux raisins; pas de chaussons
aux pommes, mais des gosettes.

On déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir.
En Belgique, on 'preste' des heures de travail ou un service.
Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d'escargots de mer).
On va s'acheter un cornet de frites à la friture. Et si vous croisez des friteries ce sont soit des français immigrés, soit des belges complexés qui ont changé leur enseigne parce qu'un crétin leur avait dit que friture n'était pas français ! Eh! On est en Belgique, Ducon !
Et encore: En Belgique on tire son plan (se débrouiller), même quand on ne sait pas de chemin (a court d'idées). On boit des pils (bières) en demi (0.25 litres et non 0.5 l).
On s'essuie les mains avec des essuies (serviettes).
On attend famille quand on est enceinte (enfin les femmes en tout cas; les hommes c'est plus grave), et les portes s'ouvrent avec des clinches.
Et 'à tantôt' signifie à tout à l'heure (et ne fait pas référence à un moment passé, ni à l'après-midi !).
On utilise les torchons (serpillières), voire les loques à r'loqu'ter pour nettoyer par terre et non pour essuyer la vaisselle.
Pour nous, un crayon est toujours en bois avec une mine en graphite (...et jamais un crayon à papier!). En effet, les 'bics' sont des stylos a billes et un stylo, un porte-plume.

Nous aussi, on sait qu'on est les meilleurs. Mais nous, on préfère faire semblant que non pour que personne ne s'en doute...
Et ce n'est pas des carabistouilles !!!!

jeudi, janvier 17, 2008

La Wallonie, tête de pont de la Belgique

La Région affiche un surplus commercial de 12,7 milliards en 2006 contre un déficit de 4,4 milliards pour la Flandre. L'investisseur étranger y a créé 1 907 emplois en 2007.

En voilà bien une réalité que certaines mauvaises langues en Flandre auraient préféré ignorer. En effet, pour la deuxième année consécutive, c'est grâce à la Wallonie que la balance commerciale de la Belgique est en boni. Selon des chiffres de la Banque nationale belge (BNB), en 2006, la Wallonie a réalisé un surplus commercial de 12,7 milliards d'euros, alors que dans le même temps, la balance commerciale de la Flandre et de Bruxelles présentait un déficit respectivement de 4,4 milliards et 5,3 milliards d'euros. "Depuis 5 ans, la balance commerciale de la Wallonie est fortement excédentaire, elle est la seule région qui affiche un surplus positif dans ses relations commerciales avec l'étranger. C'est grâce à elle que la Belgique a pu présenter une balance commerciale en léger surplus de 3 milliards d'euros en 2006", nous a confié Philippe Suinen, administrateur général de l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex).

C'est depuis 2002 que la balance commerciale wallonne a commencé à suivre une courbe exponentielle. Cette année-là, sa balance commerciale présentait un solde positif de 7 milliards. Et en 2005, elle a engrangé un surplus commercial de 11 milliards contre un déficit de 2 et 4,6 milliards d'euros respectivement pour la Flandre et Bruxelles. "La bonne performance de la Wallonie s'explique notamment par le dynamisme dans l'aide aux entreprises et l'éclosion d'une génération décomplexée de managers et de cadres commerciaux", détaille-t-il. A cela, dit-il, il faut ajouter une démarche plus proactive des entreprises et la prise de conscience de tous les acteurs wallons de miser sur les secteurs d'innovation et de niche.

Source : www.lalibre.be

Philippe Lawson

mercredi, janvier 09, 2008

Le leader des Verts au Parlement européen s’y est fait une idée iconoclaste de la Belgique.


Daniel Cohn-Bendit vit en partie à Bruxelles. Le leader des Verts au Parlement européen s’y est fait une idée iconoclaste de la Belgique. Qu’il a livrée à la rédaction du « Soir ».


De Mai 68 au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, c’est quarante ans d’expérience politique. Mais lorsqu’il parle de politique belge, c’est au registre des pathologies mentales qu’emprunte le leader des Verts : « Ce qui se passe chez vous est fou. » Il a répété ce diagnostic plusieurs fois mardi matin, face à la rédaction. Parfois en jouant à la mouche du coche, toujours prompt à décocher des « formules »…

Cohn-Bendit, comme les milieux européens de la place bruxelloise, regarde la Belgique d’un œil un coup incrédule, un coup amusé, un coup atterré. Comme une bête curieuse. « Le président de la Commission, Barroso, et les autres ne se tracassent pas face à cette menace de séparation. Ils n’y croient pas. Avec le franc belge, sans Europe, sans euro, la Belgique aurait explosé. Aujourd’hui, ce ne serait pas un problème qu’elle explose. De toute façon, le poids de la Belgique en Europe, c’est zéro. C’est méchant à dire, mais le poids du Luxembourg dans l’UE, c’est Jean-Claude Junker. Le poids de la Belgique dans l’UE, c’est Verhofstadt. C’est l’homme qui fait ce poids. » Et de rappeler que la partition de la Tchécoslovaquie n’a pas entraîné de cataclysme en Europe.

Autre saillie iconoclaste : « Le seul problème [si la Belgique se sépare] sera de voir ce qui se passera au niveau des équipes de football. Il faut dire aux Flamands et aux Wallons que, vu du sud de la France, tout cela n’a pas d’importance. »

Daniel Cohn-Bendit renvoie donc Flamands et francophones dos à dos, n’en déplaise à ceux qui rejettent toute la faute sur le Nord. « Ils ne peuvent avoir le beurre et l’argent du beurre. » Les Wallons ne peuvent pas se contenter de regarder la Flandre « en se disant qu’ils n’en ont rien à foutre, sinon compter sur elle pour payer leurs pensions ». Quant aux Flamands, « ils devraient cesser de réagir comme il y a trente ans. Aujourd’hui, ils ont le pouvoir, mais ils se posent toujours en victimes. Avec cette idée de revanche. Faire payer au nom de l’histoire, ça fait partie de la bêtise humaine. Mais elle est vraie aussi. Regardez l’ex-Yougoslavie : on y a fait la guerre au nom d’événements qui dataient de plusieurs siècles. »

Dans le champ de chardons qu’est le landernau politique belge, une épine a le don de hérisser notre hôte : « Ces menus dans les restaurants de Hal où les plats sont annoncés en néerlandais et en anglais, mais où le français est interdit… Je ne comprends pas comment des actions ne sont pas menées devant la Cour européenne. On se croirait en Turquie où l’usage de trois lettres kurdes est interdit ! Faites-le savoir ! C’est dingue ! »

Dany-le-Vert poursuit : « Pour continuer dans la folie : le bruit. » En l’occurrence celui des avions qui décollent de Bruxelles-National. « Fixer les normes de bruit aux niveaux flamand, wallon et bruxellois est idiot. Les normes de bruit seront européennes ou ne seront pas. Ici, cela ne sert qu’à imposer une dynamique de la division. »

L’enfant terrible de Mai 68 constate ainsi que, depuis 1994, année de son entrée au Parlement européen, « le processus de désintégration de ce pays est frappant. C’est un séparatisme rampant. C’est ce qui me fait dire qu’en Belgique, la séparation ne se décidera pas, comme ça, un jour. Si elle s’impose, c’est parce qu’elle se sera insinuée, pas à pas. Mais si les francophones les mettent devant leurs responsabilités, les nationalistes flamands finiront par accepter un compromis : parce qu’ils n’oseront pas décider la séparation. En campagne, avant la formation d’un gouvernement, c’est facile de jouer les séparatistes. Lorsqu’il s’agira de la décider, c’est autre chose. Vous savez, la logique nationaliste est désintégratrice du bien-être qui existe en Flandre. Mais c’est à eux de le découvrir. Il faut que les gens aillent au bout de leur logique. Ce que l’on voit à Hal est une maladie très grave, qui ne se soigne pas par la raison. Il faut y voir une maladie psychologique très profonde. Vous ne responsabiliserez les gens qu’en les laissant aller jusqu’au bout de leurs fantasmes, de leur folie, de leurs erreurs. »

Bouillant, Cohn-Bendit amorce une nouvelle démonstration : « 80 % des Flamands sont séparatistes. » Une journaliste l’interrompt, sèchement : « C’est faux. C’est ce genre de déclarations qui attise la crise. »

L’eurodéputé ne se démonte pas : « Je dis que 80 % des électeurs flamands votent pour des partis sécessionnistes qui jouent avec le feu : la Liste Dedecker, le Vlaams Belang, la NV-A. Quant au CD&V, si un parti se met avec un parti sécessionniste pour gagner des élections, c’est que ce n’est pas contradictoire avec ce qu’il pense. La preuve, c’est qu’aujourd’hui, on en est là. »

La fin de la Belgique, donc ? « Si on leur mettait le miroir – ”C’est oui ou non ?” –, les Flamands diraient non. Mais ils ont une tentation morbide d’aller de plus en plus loin dans la séparation. Si vous commencez par séparer les allocations familiales, pourquoi cela s’arrêtera-t-il ? En fonction de qui, de quoi ? Depuis les années 70, vous avancez comme ça. Vous gardez la Belgique mais vous faites toujours moins de Belgique. Vous devez donc forcer les Flamands à se décider ! »

De l’autre côté de la frontière linguistique, il faut en finir avec « l’élitisme des francophones qui disent ne pas s’intéresser au flamand ». Une journaliste intervient, relayant un avis répandu dans l’opinion wallonne et francophone : « La langue flamande ne nous sert à rien. Pourquoi l’apprendre ? » Cohn-Bendit riposte, sans pitié : « Si vous en êtes là, séparez-vous tout de suite. Le flamand, c’est la langue de la communauté majoritaire de votre pays, tout de même… »

dimanche, janvier 06, 2008

Drame dans le métro ... station DELTA ... les "sanctions" tombent !

Chers amis, nous venons de nous enfoncer encore un peu plus dans le laxisme, l'injustice et l'impunité la plus totale ... Comme quoi tout est possible !

Vous souvenez-vous de la terrible agression dont avait été victime Patrick ?
Je vais vous rafraîchir la mémoire ...

Les faits se déroulent le soir du 27 avril 2007, à la station de métro Delta.
Quatre jeunes, complètement bourrés, s'en prennent à un homme de 48 ans. Ils encerclent leur victime pour lui voler son portefeuille, avant de commencer à la tabasser.

L'agression, filmée par les caméras de surveillance du métro, est très violente : la victime, tête à l'avant, est projetée à plusieurs reprises contre les murs de la station. Alors que l'homme tente de s'enfuir, il est rapidement rattrapé par ses agresseurs qui continuent le passage à tabac jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. L'un des agresseurs saute sur le thorax du malheureux totalement inanimé. Les images sont suffisamment éloquentes pour montrer à quel point cette agression est en fait une tentative de meurtre. Abandonnant leur victime presque morte, les voyous quittent ensuite la station pour continuer leur ignoble beuverie.

Les auteurs seront interpelés quelques jours après, l'un d'eux ayant été reconnu par un policier car il était déjà connu suite à un fait de viol sur mineure ! Il dénoncera ses complices et tous passeront aux aveux ...

Pendant plusieurs mois, la victime est restée dans un coma profond.

Aujourd'hui, cet homme ne peut plus marcher, a perdu la mémoire et est dans l'incapacité de survivre seul.
On aurait espéré que la justice, à la vue des images, prenne une décision exemplaire et prononce des sentences à la hauteur des souffrances qu'endure la malheureuse victime.

Je vous laisse juger car le verdict vient de tomber : des peines de 3 à 5 ans de prison avec sursis pour trois agresseurs, et une peine de 150 heures de travaux pour le quatrième pour non-assistance à personne à danger.

En résumé aucun des quatre agresseurs ne passera un seul jour en prison !!!

Incroyable ? Non ... Du Belge ! Du pur Belge !!!

Je terminerai donc par quelques remerciements ... Merci à Laurette pour sa merveilleuse justice, merci aux socialistes et aux autres pour leur politique laxiste au possible, merci aux médias pour faire bien trop souvent l'impasse sur des évènements aussi terrifiants que celui-ci, et surtout : merci aux citoyens de continuer à voter pour les mêmes imbéciles, encore et encore ...Pour ceux qui n'auraient pas encore pu apprécier, voici la preuve en images : http://fr.youtube.com/watch?v=B02w9Zr8xQU

samedi, décembre 22, 2007

Connaissance du néerlandais exigée pour l'achat d'un terrain à Zaventem !

La commune de Zaventem ne vendra plus de terrains qu'aux personnes s'exprimant en néerlandais ou, à défaut, à celles qui suivent des cours de néerlandais dans une institution reconnue. La commune applique pour la première fois ce règlement pour le lotissement Haerenheyde à Woluwe-Saint-Etienne, où 76 lots ont été mis à la vente, a indiqué l'Echevin de l'Aménagement du territoire Eric Van Rompuy (CD&V), confirmant une information du quotidien Het Laatste Nieuws.

Le parlementaire flamand Christian Van Eyken (UF) avait déposé une plainte auprès du gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, contre le règlement communal de Zaventem qu'il estimait discriminatoire envers les personnes non néerlandophones.

Le gouverneur a rejeté la plainte, permettant à Zaventem de devenir la première commune en Flandre à appliquer une exigence de connaissance de langue pour les candidats-acheteurs de lots communaux. Selon M. Van Rompuy, cette exigence est un "instrument important pour garantir le caractère flamand de communes comme Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d'un quartier".

Un étranger employé de la C.E.E. qui y habite, et qui, froidement a répondu par une question simple : mais que fait la Belgique dans la C.E.E. si son gouvernement ne se dresse pas contre de tels agissements et annule ce décret ?

Bientôt, non seulement les habitants francophones, en plus de pratiquer la langue de Vondel, devront sans doute porter une trop célèbre étoile jaune avec écrit dessu "Wallen" ou "Fransquillone" !

jeudi, décembre 20, 2007

COMMUNES À FACILITÉS

INSPEKTION PEDAGOGIEKE
Imaginez la scène. Une commune à facilités, une dictée, dans une classe de primaire. Le professeur débite le texte avec une insistance bienveillante sur les liaisons. "Les petits moutonsss paisseeenttt dans les prészzz..." Il semble juste un peu plus nerveux que d'habitude. Dans la classe se trouve aussi un inspecteur pédagogique. Pourtant, il n'est pas sûr que celui-ci fasse moins de fautes d'orthographe que les petiots. Pas qu'il soit stupide ou incompétent, mais il est de langue flamande. En effet, une commission du parlement flamand a voté tout récemment un décret qui assoit la compétence de la Flandre pour l'inspection pédagogique dans les écoles primaires francophones de la périphérie bruxelloise.

Jean-Laurent Van Lint, Julien Bosseler et Vincent Peiffer
10 télé moustique 19/12/2007

Un récent sondage indique :
que 95 % des francophones de la périphérie souhaiteraient capter Télé Bruxelles. Mais ils ne peuvent point. MTV ou pourquoi pas al-Jazeera, mais pas Télé Bruxelles! Trop subversif pour la Flandre.

mercredi, décembre 19, 2007

Guy Verhofstadt réussit à former un gouvernement

Il aura fallu toute la sagacité de Guy Verhofstadt pour résoudre la crise politique belge. Mardi 18 décembre, le premier ministre sortant est parvenu à convaincre cinq partis de former une coalition. Les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands et francophones, ainsi que le Parti socialiste francophone, composeront un gouvernement intérimaire, ou "de transition". Selon un communiqué du palais royal diffusé lundi, il sera "chargé des affaires urgentes et entamera les négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions".


M. Verhofstadt, qui dirigeait une équipe chargée des "affaires courantes" depuis les élections de juin, devrait rester en fonction jusqu'en mars 2008. Il passera alors la main à Yves Leterme, leader des chrétiens-démocrates flamands (CD & V), qui sera, d'ici là, vice-premier ministre, et supervisera le début d'une réforme des institutions. Pour réaliser celle-ci, le nouveau gouvernement devait disposer d'une majorité des deux tiers.

Objectif atteint de justesse : cette première coalition "asymétrique" de l'histoire du pays – son aile flamande n'est pas identique à son aile francophone – réunira 101 sièges sur les 150 de la Chambre des députés.

L'équipe ministérielle devrait comporter quinze ministres : cinq CD & V, la plupart réputés pour leur position radicale dans le domaine institutionnel, trois libéraux flamands – dont M. Verhofstadt –, trois libéraux francophones – avec à leur tête le ministre des finances sortant, Didier Reynders, vice-premier ministre, trois PS, dont la ministre de la justice sortante, Laurette Onkelinx, et un centriste francophone (CDH).

FORMULE INÉDITE

Le gouvernement Verhofstadt 3 va s'occuper des questions les plus pressantes : le budget 2008, les prix de l'énergie, l'adaptation des allocations sociales, une éventuelle augmentation des retraites, etc.

La formule est inédite et promise à de nombreuses tensions internes. Au fil des derniers mois, tous les partis avaient formulé de nombreuses exclusives rendant impossible tout accord. Mardi dans la journée, les partis francophones se déchiraient encore, la présidente des centristes annonçant même qu'il "valait mieux" que son parti reste dans l'opposition.

Du côté flamand, on s'interroge sur l'attitude de M. Leterme et de son parti. Tous deux devraient très mal vivre le maintien au pouvoir, même temporaire, de M. Verhofstadt, contre lequel ils avaient axé leur campagne. Lorsque le chef du gouvernement sortant a été chargé de dénouer la crise, après deux échecs de M. Leterme, les chrétiens-démocrates ont continué à revendiquer le poste de premier ministre et souligné que le gouvernement fédéral ne pourrait travailler "contre la Flandre".

Les partis francophones se préparent par ailleurs à des négociations très ardues sur les réformes institutionnelles que M. Leterme compte mener à bien avant les élections régionales de 2009 : pour satisfaire ses alliés séparatistes de la Nouvelle Alliance flamande; pour arriver en vainqueur à ce scrutin plus important pour lui que les élections fédérales.

Jean-Pierre Stroobants
Source : Le Monde

lundi, décembre 17, 2007

Les graisses frites sont reliées aux risques de cancers


Selon les scientifiques néerlandais, qui ont suivi 120 000 personnes, les femmes qui mangent des chips chaque jour pourraient doubler leurs risques de cancer de l'ovaire ou de l'utérus . Les craintes sont reliées aux acrylamides, produits chimiques dégagés lors de la cuisson par friture ou grillade. Pour les experts anglais, d'autres facteurs pourraient être en cause et ils suggèrent aux femmes de ne pas céder à la panique.

Des tests de laboratoire ont mis en lumière, il y a cinq ans, un possible danger de cancer induit par les acrylamides . L'étude des chercheurs de l'université de Maastricht, publiée dans le journal médical Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention est cependant la première à trouver un lien entre les acrylamides de la nourriture et le risque de cancer.

La nourriture colorée ou brûlée lors de la cuisson est de loin plus sujette à contenir des acrylamides. Pour les experts il est cependant impossible de les éliminer complètement de notre alimentation.

L'étude des chercheurs néerlandais a concerné 120.000 volontaires dont 62.000 femmes et le suivi a duré 11 ans pendant lequel 327 femmes ont développé un cancer de l'endomètre et 300 un cancer de l'ovaire.

L'analyse des résultats suggère que les personnes ayant mangé 40 mg d'acrylamides par jour, soit l'équivalent de la moitié d'un paquet de biscuits ou d'une portion de chips sont deux fois plus à risque de cancers que celles ayant mangé une quantité moins importante d'acrylamides. En dépit de la taille de l'étude les chercheurs pensent néanmoins que ces résultats doivent être confirmés par d'autres recherches.

Cette étude supporte les conseils habituels qui déjà assument que les acrylamides ont le potentiel à être des carcinogènes humains.

Selon le Dr Lesley Walker, du centre de recherche de cancer Anglais, il est difficile d'être certain que les cancers surnuméraires sont dus aux taux élevés d'acrylamides ingérés plutôt qu'à d'autres composés de l'alimentation de ces femmes. A noter qu'une étude publiée en 2005 n'avait pas trouvé de lien entre l'augmentation des acrylamides dans la nourriture et le risque de cancer du sein.

Pour plus d'informations : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/7124501.stm

source medicms

samedi, décembre 15, 2007

Sois francophone et tais-toi !

L'ÉDITORIAL DE DOROTHÉE KLEIN

Savez-vous comment on appelle aussi la RTBF ? Radio Mille Collines », a confié Yves Leterme (CD&V), samedi dernier, aux quotidiens flamands Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. En faisant cette allusion à la radio qui attisa la haine raciale lors du génocide rwandais, en 1994, celui qui a doublement échoué à former l'orange bleue a ruiné tous ses efforts pour restaurer son image auprès des francophones. Le dérapage est indécent. Il est heureux qu'il ait été condamné tant au sud qu'au nord du pays.

Il n'en reste pas moins vrai qu'en Flandre une partie du monde politique, médiatique et scientifique en a profité pour régler ses comptes avec la presse francophone. La RTBF ne serait pas la seule à « avoir un agenda caché », à « faire de la propagande » et à être « tendancieuse ». Le Soir et Le Vif/L'Express, entre autres, seraient aussi coupables. Ils auraient eu le tort, d'une part, de trop donner la parole à Joëlle Milquet (CDH) et à Olivier Maingain (FDF) et, d'autre part, de diaboliser Yves Leterme et Bart De Wever (N-VA). Comme si les quotidiens flamands n'en faisaient pas de même, mais en sens inverse, critiquant sévèrement les premiers et interviewant abondamment les seconds. Mais sans doute faut-il mettre ce faux procès sur le compte de susceptibilités à fleur de peau, après six mois de négociations à couteaux tirés.

Car on croit rêver. Cela voudrait-il dire que seuls les journalistes néerlandophones sont autorisés à tremper leur plume dans le vitriol ? Les éditorialistes flamands ne sont-ils pas la terreur de bien des éminences francophones ? André Flahaut (PS), le personnage vraisemblablement le plus honni de Flandre, n'en fait-il pas les frais depuis qu'il est ministre de la Défense ? Le Palais n'essuie-t-il pas les critiques les plus virulentes de la Flandre parce que l'influence francophone y serait trop importante ? Les illustrations du magazine Humo sur le sujet ne sont-elles pas décapantes ? On ne voudrait pas jeter la pierre à nos confrères néerlandophones. Ils cultivent une tradition d'irrévérence et c'est très bien ainsi. Mais peut-être sont-ils moins prompts à la critique quand la Flandre est mise en cause. Le problème viendrait peut-être de là : comme si, dans ce pays, on pouvait rire de tout, sauf du combat flamand pour plus d'autonomie.

En effet, voici un an, le 13 décembre 2006, la RTBF a fait croire aux francophones que les Flamands venaient de déclarer leur indépendance. Bye-bye Belgium, c'était pour du faux. Juste pour ramener les francophones à la réalité d'un Etat fédéral comprenant une Flandre de plus en plus nationaliste. Cela s'apparentait au pamphlet. Comme le ton impertinent de Jean-Claude Defossé à Questions à la Une et de Christophe Deborsu au JT. Ou de son collègue Baudouin Remy, par ailleurs auteur du spectacle satirique de cette fin d'année, Sois belge et tais-toi. Aujourd'hui, les néerlandophones vivent mal cet humour, ce style décalé, plus mordant et plus incisif de la presse francophone. Mais ne leur en déplaise : au Sud comme au Nord, le rôle des journa-listes est d'informer, en mettant les pieds dans le plat, s'il le faut. Cela est très sain dans une démocratie. •

Leterme n'aime pas la RTBF.
Le problème vient de là : comme si, dans ce pays, on pouvait critiquer tout, sauf la Flandre

LEVIF/L2EXPRESS 14/12/2007 6 5

LE NEERLANDAIS FACILE

Parler néerlandais...

Commençons par la théorie:


a. Le néerlandais est la langue parlée par les Flamands de Belgique.
b. Ne dites pas qu'ils parlent flamand, car "ça n'existe pas".
c. Le néerlandais n'est pas la langue d'un pays voisin car les Néerlandais parlent hollandais...
d. Dialecte : langue parlée par les Flamands d'une autre région que celle de votre interlocuteur.
e. ABN : langue parlée par certains francophones de Belgique

Bon si la théorie ne vous semble pas claire de prime abord, il vaut mieux passer à la pratique.

Leçon n°1


Prenons un cas de figure concret.


Un patch s'amène vers vous et vous dit "jo" (se prononce "yo"). Au lieu de répondre "Goeie dag", comme vous l'avez bien gentiment appris sur les bancs de l'école, dites plutôt, "jo". Il vous demandera certainement "oegoged?". Vous répondrez à ce moment "goo, éméja?"
Traduit, cela veut dire :
- Comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien
assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°2


Des invités viennent chez vous et vous constatez qu'ils ont faim /soif.


Au lieu de leur demander "Wat wilt U eten / drinken", dites plutot d'un air complètement détaché : "Wawildéte / wawildedrinke ? ", ce qui veut dire exactement la même chose.

Ci-dessous, une petite liste non-exhaustive des aliments qu'ils pourraient vous demander :
a. Een pakske frit vant fritkot (70 % des cas)
b.
Bokes mè choco (5 %)
c. Sossiss-kompot (15 %)
d. Ballekes in tomattesaus (2%)
e. Stoemp mè panch (8 %)

Traduction :
a.
Une frite a 1,80 EUR
b. Des tartines au chocolat, svp
c. Des saucisses avec de la compote
d. Des boulettes sauce tomates
e. Du boudin blanc avec de la purée de pomme-de-terre, de carottes et de lardons

Le dimanche matin :
Ne pistoleï(100 %)
Faut vraiment la traduction ?

Et celle des boissons !!!
-Een pintje (prononcez : pintche), een jupke, ne maas, een pilske, ne palm, een witteke, ne stella, en gene kronenburg, eh of ge kregt een mot (cfr leçon 4)
-Ne cola, ne sevenup, een sapke (un berlingot), ne judoranch, ne sésémel, ne choco, een jatke caffeï,...

Pendant le repas, si vous ne regardez pas Stadion, Sportpaleis ou Sportweekend, vous pouvez, pour meubler la conversation, vous enquérir de ce qu'ils pensent du repas.

Smokket ?
- Ce diner est-il bon ?
Zènnabokesgoo?
- Vos tartines sont-elles bonnes ?

Mais lorque vous êtes invités, que vous avez fini de manger et que votre hôte vous propose encore de la nourriture (Wildenogiet ?), vous dites "Kzenvol" (j'ai assez mangé), "kmoobenakotse" (j'ai les dents du fond qui baignent) ou "kzenzoevetaseenverke" (Je suis gras comme un loukoum, je crois que je vais m'abstenir).

REMARQUE


Ne vous inquiétez pas si vous mangez vers 17 h, c'est tout-à-fait normal. Mangez beaucoup, car vous n'aurez plus rien après, sauf une sucrerie avant d'aller au lit, après vous être brossé les dents.

Vous êtes maintenant prêts à affronter le langage culinaire à présent.

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°3


Maintenant, nous allons traiter les différentes activités du nord du pays, avec leur vocabulaire respectif, pour que vous puissiez participer à une grande partie des conversations.


A. Le football (100% des activités)
- Les équipes les plus nommées : Anderlecht, Breuhe (Bruges), Lookere, de Standaaar, Kavémechele, Sarlerwa, den Antwaarp, den Beirschot...

- Vocabulaire
* den arbitter (l'arbitre)
* Paske (la passe)
* achter! ACHTER ! (Derrière, bordel !!!)
* Séntere (Centrer)
* Offsaait (Hors-jeu)
* Kontrol (Controle du ballon)
* Korner (Coup de coin)
* Uittrap (Coup franc)
* Hens (Faute de main)
* Shotteeeeu (Degage, viiiiiiiiite)

- Et maintenant quelques slogans d'encouragement, pour le cas où vous seriez supporter :
* Breuhe (cfr supra) Kampioen, Anderlecht moezenbroekafdoen
* Breuhe op "twece", chaske trek en weg ermee
* Anderlecht superslecht wantdekeeiperstonirecht !!!!
* Owee, owee, owee, owee, owee, owee,...
* Olee, olee, olee, olee, wiaardetchampions,wiaardetchampions,Olee,
olee, olee, olee, wiaardetchampions,wiaardetchampions

Vous voilà fin prêt pour entrer dans le stade.

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien
assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°4


Maintenant que vous avez assimilé pas mal d'acquis, venons-en à la pratique : l'éloquence face à l'adversaire...


Quelqu'un qui ose (Ne keiruige gast), vous insulter. Il pensait tout naturellement vous déstabiliser moralement, mais grâce aux Editions Plantijn et le "Vlaamse Ministerie voor de uitbreiding van de prachtige en rijke Vlaamse kultuur", vous allez pouvoir répliquer :

Au choix :
a. Lul (Espece d'idiot )
b. Begin nie te zeike! - Fais pas d'ton malin, toi !
c. Moettemotte kraaige? - Tu veux que j'te frappe ?
d. Wilde knokke? - Tu veux t'battre ?
e. Zoekte boel? - T'cherch' la bagarre ?

Réponse :
a.
Nee, Boel zoekt mij ! (intraduisible)
b. Moet abakkes tege de muur sloge? (Tu veux que je t'éclate la gueule sur le mur ?)
c. Moek a fees tege de blaaftuur smashe ? (Tu veux que je t'écrase la face contre les volets ?)
d. Eewapaazdegajong ? (mais qu'est ce que toi tu penses?)
e.
Misgepoepte lavabo, afgeshapte nergetet, uitgedroogde kamelscheet,
f.
vuile Waal / Vlaming (ça dépend),...

REMARQUE


Si jamais une tierce personne (par exemple un policier) vous engueule,
Répondez :

"Hij is eest begost" (c'est lui qui a commencé).

Vous voilà fin prêt à affronter les dures réalités de la rue.

Nous espérons que grâce à ce Kontak Noort vous pourrez un peu
mieux vous débrouiller dans la vie de tous les jours sans paraître
complètement coincé.

Et vous comprendrez au moins ce que les gens vous diront.

vendredi, mars 16, 2007

La Flandre vue de la Belgique

Louvaniste de naissance, j'ai connu au début des années 60 les revendications pour fixer dans le sol flamand l'Université de Louvain de renommée mondiale.

Un recensement amputé du volet lin­guistique a ouvert les vannes à toutes les dérives, sapant la position des Belges francophones et les désarmant totalement face aux exigences dispro­portionnées des flamingants.
Pourquoi n'ont-ils
pas réagi alors ?
J'ai connu les "Walen buiten".

Belge de père flamand et de mère wallonne, j'ai reçu ce slogan comme une gifle et resterai "bui­ten" (...)

Depuis plus de 40 ans, le dépeçage de la Belgique est mené sans que la population ait jamais été consultée. Les élections sont détour­nées de leur but et ne servent plus que les ob­jectifs des partis. Pour cacher leur sale jeu, les plus basses calomnies font farine au moulin des extrémistes. Ils intoxiquent le pays par des idées foireuses d'un autre âge, totalement rétrogrades mais dangereuses. Les Belges valent mieux que ce que leur concoctent les politiciens.

S'ils ont voulu leur indépendance en 1830, c'est qu'ils en avaient assez de subir les diktats venus de l'étranger. Il faut regarder au-dessus de la -fron­tière linguistique" et non se réfugier derrière cette utopie, car une autre langue n'est pas une fron­tière, c'est un autre monde à découvrir.

N. Vanden Eynde, 1140 Bruxelles

jeudi, novembre 02, 2006

Le Parlement européen devrait être situé à Bruxelles



Cela coûte environ 200 millions d'euros par an aux contribuables de déplacer le Parlement entre Bruxelles/Belgique et Strasbourg/France. En tant que citoyen de l'Union européenne, je voudrais que le Parlement européen siège uniquement à Bruxelles.

La démocratie participative
L'article 47 sur la démocratie participative de la Constitution pour l'Union européenne, soutenu par la Commission européenne, encourage les citoyens de l'Union européenne à s'impliquer plus activement et à participer au débat sur les questions européennes. C'est pourquoi, nous lançons une initiative citoyenne afin de recueillir un million de signatures pour mettre fin à ce gaspillage de l'argent des contribuables.

Vers la pétition

samedi, avril 29, 2006

Les vaches expliquent bien la politique et les mentalités !

Enfin je comprends mieux la politique...

Socialisme : Tu as 2 vaches et tu en donnes 1 à ton voisin qui n'en a pas.
Communisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te donne un peu de lait.
Fascisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te vend le lait.

Nazisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te fusille.
Bureaucratie : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2, en abat une, trais l'autre, et jette le lait...
Capitalisme : Tu as 2 vaches. Tu en échanges une contre un taureau, tu élèves tout un troupeau, tu les vends toutes et tu vis de tes rentes jusqu'à la fin de tes jours.
Système américain : Tu as 2 vaches. Tu en vends une, et tu forces l'autre à produire du lait pour 4. Tu es étonné lorsque l'animal tombe raide mort.
Système wallon : Tu as 2 vaches. Tu te mets en grève parce que tu en veux 3.
Système japonais : Tu as 2 vaches. Tu les manipules génétiquement afin qu'elles deviennent 10 fois plus petites, et qu'elles produisent 20 fois plus de lait. Tu crées tes propres cartons de lait (les Vachimons-Z) et tu inondes le marché mondial avec.
Système allemand : Tu as 2 vaches. Tu les manipules génétiquement pour que ça en devienne 100, qu'elles ne doivent manger qu'une fois par mois et qu'elles sachent se traire elles-mêmes.
Système britannique : Tu as 2 vaches. Elles sont folles toutes les deux.
Système italien : Tu as 2 vaches, mais tu ne sais pas très bien où exactement.. et maintenant tu vas manger tes spaghetti.
Système russe : Tu as 2 vaches. Tu les comptes et tu t'aperçois que tu en as 5. Tu recomptes, et maintenant tu en as 30. Tu comptes une dernière fois et tu en vois 17. Tu arrêtes de compter, et tu ouvres ta quatrième bouteille de vodka de la matinée.
Système juif : Tu as 2 vaches, tu construis un grand mur autour.
Système palestinien : Tu as 2 vaches, tu leur apprends à lancer des pierres (au-dessus du mur). Système français : Tu as 2 vaches, et ce sont les vaches les plus importantes du monde.
Système suisse : Tu as 500 vaches, mais aucune ne t'appartient. Tu gagnes de l'argent en les gardant chez toi pour un étranger "anonyme ".
Système indien : Tu as 2 vaches et tu les vénères.
Système chinois : Tu as 2 vaches. 300 personnes les traient quotidiennement. Tu prétends avoir un taux de chômage nul, et une productivité bovine maximum. Tu exécutes le journaliste responsable de la fuite sur les chiffres réels.
Système flamand : Tu as une seule vache et tu l'épouses.
Système corse : tu as 2 vaches tu en as déclaré 20 et tu as 1000 euros par tête par an ensuite t encaisse la prime a la clôture et tu les laisse divaguer.


mercredi, avril 05, 2006

Une balade en avion de nos politiques

Elio Di Rupo, Didier Reynders et Guy Vehofstadt survolent la Belgique dans un jet privé. Elio se tourne vers le Didier et dit en faisant de l'esbroufe : "Tu sais, je pourrais jeter un billet de 500 euros par la fenêtre et rendre quelqu'un très heureux"

Didier lui réplique : " Eh bien, je pourrais jeter 10 billets de 50 euros par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses".

Pour ne pas être en reste, Guy dit : " Je pourrais jeter 100 billets de 5 euros par la fenêtre et faire 100 heureux".

Le pilote soupire et dit à son copilote : " Non mais t'entends cette bande d'arrogants à l'arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter trois connards par la fenêtre et rendre des millions de gens heureux !

samedi, mars 11, 2006

COMPRENDRE LE BELGE !

A POUF : Au hasard. Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là ou d'autres, les malins se tapent la pouf.
A S'NAISE : En toute décontraction. L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.
AUTO-SCOOTER : Tellement ancré dans les belgicismes ! qu'on se demande quel est le mot labellisé. Autotamponneuse? On s'en tamponne !
BOMME : poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l'élève quand il le percute de plein fouet.
BèKES : Exclamation de dégout. Plus un truc donne envie de rendre (remettre, vomir, gerber ) plus l'accent grave est marqué ( bèèèèèkes). C'est donc qu'il y a quelque chose de vraiment dégeu en vue.
A-FOND : "Cul sec" plutôt avec une chope et entre étudiants.
(S')ABAISSER : Se pencher " hé chou, fais un peu attention, quand tu t'abaisses , on voit ton début."
ALLEZ ! : Mot multi-fonctionnel "allez hein, te laisse pas aller" ou alors "mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin: "allez, pourquoi tu dis ça menant?"
BACK : terme d'origine anglo-saxonne, attaché aux crampons dans certains cercles footballistiques foncièrement belgicains. "alors jef au keep, staf au back droit, jos au libéro, ronnie dernier homme et patchke au back gauche." Généralement, le back droit est court sur pattes, plutôt baraqué, très modérement technicien et tacticien limpide: "dégage , men, dégage ! " Plus on descend dans les divisions, plus il est barbu, plus sa vareuse est étriquée, plus son haleine sait pourquoi les hommes savent pourquoi et plus ses adversaires ont des protège-tibias costauds.
BAS-COLLANTS : "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois"
BOILER : Le belge est fils d'une fracture, historique, culturelle, linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch et un "boïleur" à Ixelles, l'important dans ce pays, n'est t'il pas qu'on continue à se comprendre ?
BERME : terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les 2 chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal. Ce mot s! erait issu du haut allemand "brem" lui-même emprunté , croit-on, à l'ancien norrois "barmr" ( bord).
CARROUSEL : le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans Jean-Marie Happart , une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.
CERVELAS : agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de "dikke" et de "tralala". Le cervelas doit être avalé sans intelligence.
CLIGNOTEUR : lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de "clignotant".
DOUF : Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant" soit "bon" soit "beau". C'est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes(saisonnières ) , alors chez nous , il fait "DOUF" = chaud , lourd. "Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo".
DOUFFE : cuite. "Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel"
ESSUIE DE VAISSELLE : linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés. L'utiliser aussi comme essuie-mains , c'est dégueulasse.
FREQUENTER : Avant les meufs, au temps de Mlle Beulemans, on ne flirtait pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas. La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à l'expo 58. Mais fréquentait qui ? demanderait les parisiens en bas de ça. Ouille que nous n'aimons pas ces garçons ! Qu'ils sachent que dans son emploi absolu, "fréquenter" signifie les rapports disons?..amoureux avant les fiançailles. Comme chacun sait, après, on ne fréquente plus, on "courtise".
FRISKO : C'est bien simple, on ne connaît pas le mot en français. Un frisko, c'est un frisko. On remercie Artic qui l'a inventé ainsi que les noisel! la ( frisko avec noisettes) et le cornetto ( à la fraise).
FROTTER : récurer, mais aussi danser un slow ou gueuler sur quelqu'un qui a fait des bêtises. "Je lui ai frotté les oreilles". Aussi, l'un des mots préférés de notre Rodrigo national quand cela se joue au sprint: " Ohlala, ça frotte dans tout le peloton et Boonen qui est enfermé ! " Bien insisté sur les "R", pour le dire comme à la télé.
FROTTEUR : petite brosse pour tableau noir. N'efface pas parfaitement la craie ( l'éponge est là pour cela). Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur s! a face non feutrée. Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.
FROUCHELER : roucouler, flirtouiller, se faire des papouilles.
GRIFFE : "- Maman, j'ai mal ma joue, - c'est malin ça, t'as une grande griffe" Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !
LOGOPEDE : Orthophoniste. Curieusement! , le français admet " logopédie" mais snobe les "logopédes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.
NON PEUT-ETRE : oui surement. Et pour dire non ,il faut dire oui, peut-être.Seuls les belges s'y retrouvent.
OUILLE-OUILLE : Si ça fait mal, c'est ouille. Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité."Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas, c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! " Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un interlocuteur : "Ouille-ouille, toi ! "
JOURNEE (bonne): Tout est question d'intonation." Au revoir, Monsieur, Au revoir Madame et une bonne journéééée". A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul
MANIQUE : Le Mari:" Ouille, je m'ai brulé à la casserole de carbonnades". Sa femme:" M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques".
MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !
PAF (être). Ou rester PAF. "A quia, bouché bée, les bras ballants, scié.Ne pas confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.
PANADE : voir "Pape" Par ailleurs être dans la panade, c'est être dans le gaz ou dans la mélasse PAPE : Prononcez "Pap" Les bébés belges adooooorent. Les pépés aussi. Vachement plus parlant que bouillie. La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.
PAR APRES : "Après" avec "par" devant. "D'abord, il a dit oui, par après, il a dit non" Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. N'existe pas en version "Par avant".
PLACE ( avoir une bonne) : Avoir un emploi sûr et rémunérateur. Le rêve des parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef (adjoint) de service.
PLACE ( voir la) Voir la différence. La ménagère: "j'ai nettoyé la cuisine". Son mari: "Oui, on voit la place"
PLOTCH : de beurre. Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.
FEU OUVERT : L'âtre de la cheminée ! Un feu ouvert, c'est un peu comme une cassette mais avec l'image en vrai.
CLOCHE : Insulte désignant une empoté, gaffeur, nigaud.
CLOCHE : Pour cloque ou ampoule. "Papa, c'est encore loin, parce qu'avec mes cloches, j'ai mal mes pieds".
METTRE ( sur son dos) : nos voisins du sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique, et bien tout faux ! Chez nous, on le dit quand on s'habille et pas l'inverse.
QUETTER : Là par contre, c'est nous les cochons ! Rien à voir avec une quête, qui quette ne s'abstient donc pas.
EXEMPLATIF : Mais pourquoi diable, les belges s'escriment-t-ils à user de vocables inusités dans l'hexagone? Mais parce que chez ces snotneus, ces biesses, ils n'y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni bermes centrales ! Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière exemplaire mais à titre exemplatif.

RAWETTE : petite quantité, souvent excédentaire. Un définition plus complète serait superfétatoire. Je vous la mets quand même?
RENON : Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.
QUEUE (faire la) Sujet d'empoigne entre français et Belges. Les premiers font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur : "A la queue comme tout le monde ! ".
SAISI : étonné et/ou crétin. " N'insistez pas docteur, c'est un saisi"

SAVONNEE : un bonne est conseillée pour "rattraper" un fauteuil mais il faut "frotter" énergiquement. SACOCHE: Sac à main mais pas un sac à 1.000 Euros. Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.
SOQUET : Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu'il a une belle paire de douilles.

Typicités bruxelloises :

BALLEKES : plus au sud , Boulettes ou Vitoulets. Sauce tomate évidemment. Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !
COCHER : Nettoyer. Chez nous, on ne coche pas seulement une case dans un formulaire mais toute la mais! on pour qu'elle soit bien blinquante. La ménagère y gagnera son plus grand titre de noblesse, celui d' "echte cochevrâ" ( amour de petite femme d'intérieur).
KAKE : qui kake défèque et produit de la kake
LABBEKAK : Pleutre, trouillard, poltron, peureux. Vu la définition de "Kake"en plus vulgaire, "Labbe" pouvant être interpreté comme "léche". Okay ?
KIEKEBICHE : chair de poule. On a les "kiekebiche".
KUS MEN KLUUT : ça ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend dans toutes les langues de Belgique. Injure courante entre hommes. C'est en effet réservé aux hommes et à leurs attributs.
KROLLE (Kop) On était parfois dur pour ceux qui les arboraient dans la cour de l'école. Mais pour eux, quelle économie de coiffage le matin !
NEK(dikke) Vantard, un gros cou, quoi !
PLEKKE : "ça plekke" comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant une "smoutebolle" ou un "bolus". Ça plekke enfin comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.
STOEMMELINGS (en): Bruxellois assez répandu au sud. En douce, en catimini, discrètement. Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse?
STING(ça) Qui sting Pue
VOLLE GAZ : signifie vite ou VOLLE PETROL signifie vite aussi : " tu ranges ta chambre et volle petrol !"

jeudi, mars 09, 2006