samedi, décembre 22, 2007

Connaissance du néerlandais exigée pour l'achat d'un terrain à Zaventem !

La commune de Zaventem ne vendra plus de terrains qu'aux personnes s'exprimant en néerlandais ou, à défaut, à celles qui suivent des cours de néerlandais dans une institution reconnue. La commune applique pour la première fois ce règlement pour le lotissement Haerenheyde à Woluwe-Saint-Etienne, où 76 lots ont été mis à la vente, a indiqué l'Echevin de l'Aménagement du territoire Eric Van Rompuy (CD&V), confirmant une information du quotidien Het Laatste Nieuws.

Le parlementaire flamand Christian Van Eyken (UF) avait déposé une plainte auprès du gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, contre le règlement communal de Zaventem qu'il estimait discriminatoire envers les personnes non néerlandophones.

Le gouverneur a rejeté la plainte, permettant à Zaventem de devenir la première commune en Flandre à appliquer une exigence de connaissance de langue pour les candidats-acheteurs de lots communaux. Selon M. Van Rompuy, cette exigence est un "instrument important pour garantir le caractère flamand de communes comme Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d'un quartier".

Un étranger employé de la C.E.E. qui y habite, et qui, froidement a répondu par une question simple : mais que fait la Belgique dans la C.E.E. si son gouvernement ne se dresse pas contre de tels agissements et annule ce décret ?

Bientôt, non seulement les habitants francophones, en plus de pratiquer la langue de Vondel, devront sans doute porter une trop célèbre étoile jaune avec écrit dessu "Wallen" ou "Fransquillone" !

jeudi, décembre 20, 2007

COMMUNES À FACILITÉS

INSPEKTION PEDAGOGIEKE
Imaginez la scène. Une commune à facilités, une dictée, dans une classe de primaire. Le professeur débite le texte avec une insistance bienveillante sur les liaisons. "Les petits moutonsss paisseeenttt dans les prészzz..." Il semble juste un peu plus nerveux que d'habitude. Dans la classe se trouve aussi un inspecteur pédagogique. Pourtant, il n'est pas sûr que celui-ci fasse moins de fautes d'orthographe que les petiots. Pas qu'il soit stupide ou incompétent, mais il est de langue flamande. En effet, une commission du parlement flamand a voté tout récemment un décret qui assoit la compétence de la Flandre pour l'inspection pédagogique dans les écoles primaires francophones de la périphérie bruxelloise.

Jean-Laurent Van Lint, Julien Bosseler et Vincent Peiffer
10 télé moustique 19/12/2007

Un récent sondage indique :
que 95 % des francophones de la périphérie souhaiteraient capter Télé Bruxelles. Mais ils ne peuvent point. MTV ou pourquoi pas al-Jazeera, mais pas Télé Bruxelles! Trop subversif pour la Flandre.

mercredi, décembre 19, 2007

Guy Verhofstadt réussit à former un gouvernement

Il aura fallu toute la sagacité de Guy Verhofstadt pour résoudre la crise politique belge. Mardi 18 décembre, le premier ministre sortant est parvenu à convaincre cinq partis de former une coalition. Les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands et francophones, ainsi que le Parti socialiste francophone, composeront un gouvernement intérimaire, ou "de transition". Selon un communiqué du palais royal diffusé lundi, il sera "chargé des affaires urgentes et entamera les négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions".


M. Verhofstadt, qui dirigeait une équipe chargée des "affaires courantes" depuis les élections de juin, devrait rester en fonction jusqu'en mars 2008. Il passera alors la main à Yves Leterme, leader des chrétiens-démocrates flamands (CD & V), qui sera, d'ici là, vice-premier ministre, et supervisera le début d'une réforme des institutions. Pour réaliser celle-ci, le nouveau gouvernement devait disposer d'une majorité des deux tiers.

Objectif atteint de justesse : cette première coalition "asymétrique" de l'histoire du pays – son aile flamande n'est pas identique à son aile francophone – réunira 101 sièges sur les 150 de la Chambre des députés.

L'équipe ministérielle devrait comporter quinze ministres : cinq CD & V, la plupart réputés pour leur position radicale dans le domaine institutionnel, trois libéraux flamands – dont M. Verhofstadt –, trois libéraux francophones – avec à leur tête le ministre des finances sortant, Didier Reynders, vice-premier ministre, trois PS, dont la ministre de la justice sortante, Laurette Onkelinx, et un centriste francophone (CDH).

FORMULE INÉDITE

Le gouvernement Verhofstadt 3 va s'occuper des questions les plus pressantes : le budget 2008, les prix de l'énergie, l'adaptation des allocations sociales, une éventuelle augmentation des retraites, etc.

La formule est inédite et promise à de nombreuses tensions internes. Au fil des derniers mois, tous les partis avaient formulé de nombreuses exclusives rendant impossible tout accord. Mardi dans la journée, les partis francophones se déchiraient encore, la présidente des centristes annonçant même qu'il "valait mieux" que son parti reste dans l'opposition.

Du côté flamand, on s'interroge sur l'attitude de M. Leterme et de son parti. Tous deux devraient très mal vivre le maintien au pouvoir, même temporaire, de M. Verhofstadt, contre lequel ils avaient axé leur campagne. Lorsque le chef du gouvernement sortant a été chargé de dénouer la crise, après deux échecs de M. Leterme, les chrétiens-démocrates ont continué à revendiquer le poste de premier ministre et souligné que le gouvernement fédéral ne pourrait travailler "contre la Flandre".

Les partis francophones se préparent par ailleurs à des négociations très ardues sur les réformes institutionnelles que M. Leterme compte mener à bien avant les élections régionales de 2009 : pour satisfaire ses alliés séparatistes de la Nouvelle Alliance flamande; pour arriver en vainqueur à ce scrutin plus important pour lui que les élections fédérales.

Jean-Pierre Stroobants
Source : Le Monde

lundi, décembre 17, 2007

Les graisses frites sont reliées aux risques de cancers


Selon les scientifiques néerlandais, qui ont suivi 120 000 personnes, les femmes qui mangent des chips chaque jour pourraient doubler leurs risques de cancer de l'ovaire ou de l'utérus . Les craintes sont reliées aux acrylamides, produits chimiques dégagés lors de la cuisson par friture ou grillade. Pour les experts anglais, d'autres facteurs pourraient être en cause et ils suggèrent aux femmes de ne pas céder à la panique.

Des tests de laboratoire ont mis en lumière, il y a cinq ans, un possible danger de cancer induit par les acrylamides . L'étude des chercheurs de l'université de Maastricht, publiée dans le journal médical Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention est cependant la première à trouver un lien entre les acrylamides de la nourriture et le risque de cancer.

La nourriture colorée ou brûlée lors de la cuisson est de loin plus sujette à contenir des acrylamides. Pour les experts il est cependant impossible de les éliminer complètement de notre alimentation.

L'étude des chercheurs néerlandais a concerné 120.000 volontaires dont 62.000 femmes et le suivi a duré 11 ans pendant lequel 327 femmes ont développé un cancer de l'endomètre et 300 un cancer de l'ovaire.

L'analyse des résultats suggère que les personnes ayant mangé 40 mg d'acrylamides par jour, soit l'équivalent de la moitié d'un paquet de biscuits ou d'une portion de chips sont deux fois plus à risque de cancers que celles ayant mangé une quantité moins importante d'acrylamides. En dépit de la taille de l'étude les chercheurs pensent néanmoins que ces résultats doivent être confirmés par d'autres recherches.

Cette étude supporte les conseils habituels qui déjà assument que les acrylamides ont le potentiel à être des carcinogènes humains.

Selon le Dr Lesley Walker, du centre de recherche de cancer Anglais, il est difficile d'être certain que les cancers surnuméraires sont dus aux taux élevés d'acrylamides ingérés plutôt qu'à d'autres composés de l'alimentation de ces femmes. A noter qu'une étude publiée en 2005 n'avait pas trouvé de lien entre l'augmentation des acrylamides dans la nourriture et le risque de cancer du sein.

Pour plus d'informations : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/7124501.stm

source medicms

samedi, décembre 15, 2007

Sois francophone et tais-toi !

L'ÉDITORIAL DE DOROTHÉE KLEIN

Savez-vous comment on appelle aussi la RTBF ? Radio Mille Collines », a confié Yves Leterme (CD&V), samedi dernier, aux quotidiens flamands Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. En faisant cette allusion à la radio qui attisa la haine raciale lors du génocide rwandais, en 1994, celui qui a doublement échoué à former l'orange bleue a ruiné tous ses efforts pour restaurer son image auprès des francophones. Le dérapage est indécent. Il est heureux qu'il ait été condamné tant au sud qu'au nord du pays.

Il n'en reste pas moins vrai qu'en Flandre une partie du monde politique, médiatique et scientifique en a profité pour régler ses comptes avec la presse francophone. La RTBF ne serait pas la seule à « avoir un agenda caché », à « faire de la propagande » et à être « tendancieuse ». Le Soir et Le Vif/L'Express, entre autres, seraient aussi coupables. Ils auraient eu le tort, d'une part, de trop donner la parole à Joëlle Milquet (CDH) et à Olivier Maingain (FDF) et, d'autre part, de diaboliser Yves Leterme et Bart De Wever (N-VA). Comme si les quotidiens flamands n'en faisaient pas de même, mais en sens inverse, critiquant sévèrement les premiers et interviewant abondamment les seconds. Mais sans doute faut-il mettre ce faux procès sur le compte de susceptibilités à fleur de peau, après six mois de négociations à couteaux tirés.

Car on croit rêver. Cela voudrait-il dire que seuls les journalistes néerlandophones sont autorisés à tremper leur plume dans le vitriol ? Les éditorialistes flamands ne sont-ils pas la terreur de bien des éminences francophones ? André Flahaut (PS), le personnage vraisemblablement le plus honni de Flandre, n'en fait-il pas les frais depuis qu'il est ministre de la Défense ? Le Palais n'essuie-t-il pas les critiques les plus virulentes de la Flandre parce que l'influence francophone y serait trop importante ? Les illustrations du magazine Humo sur le sujet ne sont-elles pas décapantes ? On ne voudrait pas jeter la pierre à nos confrères néerlandophones. Ils cultivent une tradition d'irrévérence et c'est très bien ainsi. Mais peut-être sont-ils moins prompts à la critique quand la Flandre est mise en cause. Le problème viendrait peut-être de là : comme si, dans ce pays, on pouvait rire de tout, sauf du combat flamand pour plus d'autonomie.

En effet, voici un an, le 13 décembre 2006, la RTBF a fait croire aux francophones que les Flamands venaient de déclarer leur indépendance. Bye-bye Belgium, c'était pour du faux. Juste pour ramener les francophones à la réalité d'un Etat fédéral comprenant une Flandre de plus en plus nationaliste. Cela s'apparentait au pamphlet. Comme le ton impertinent de Jean-Claude Defossé à Questions à la Une et de Christophe Deborsu au JT. Ou de son collègue Baudouin Remy, par ailleurs auteur du spectacle satirique de cette fin d'année, Sois belge et tais-toi. Aujourd'hui, les néerlandophones vivent mal cet humour, ce style décalé, plus mordant et plus incisif de la presse francophone. Mais ne leur en déplaise : au Sud comme au Nord, le rôle des journa-listes est d'informer, en mettant les pieds dans le plat, s'il le faut. Cela est très sain dans une démocratie. •

Leterme n'aime pas la RTBF.
Le problème vient de là : comme si, dans ce pays, on pouvait critiquer tout, sauf la Flandre

LEVIF/L2EXPRESS 14/12/2007 6 5

LE NEERLANDAIS FACILE

Parler néerlandais...

Commençons par la théorie:


a. Le néerlandais est la langue parlée par les Flamands de Belgique.
b. Ne dites pas qu'ils parlent flamand, car "ça n'existe pas".
c. Le néerlandais n'est pas la langue d'un pays voisin car les Néerlandais parlent hollandais...
d. Dialecte : langue parlée par les Flamands d'une autre région que celle de votre interlocuteur.
e. ABN : langue parlée par certains francophones de Belgique

Bon si la théorie ne vous semble pas claire de prime abord, il vaut mieux passer à la pratique.

Leçon n°1


Prenons un cas de figure concret.


Un patch s'amène vers vous et vous dit "jo" (se prononce "yo"). Au lieu de répondre "Goeie dag", comme vous l'avez bien gentiment appris sur les bancs de l'école, dites plutôt, "jo". Il vous demandera certainement "oegoged?". Vous répondrez à ce moment "goo, éméja?"
Traduit, cela veut dire :
- Comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien
assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°2


Des invités viennent chez vous et vous constatez qu'ils ont faim /soif.


Au lieu de leur demander "Wat wilt U eten / drinken", dites plutot d'un air complètement détaché : "Wawildéte / wawildedrinke ? ", ce qui veut dire exactement la même chose.

Ci-dessous, une petite liste non-exhaustive des aliments qu'ils pourraient vous demander :
a. Een pakske frit vant fritkot (70 % des cas)
b.
Bokes mè choco (5 %)
c. Sossiss-kompot (15 %)
d. Ballekes in tomattesaus (2%)
e. Stoemp mè panch (8 %)

Traduction :
a.
Une frite a 1,80 EUR
b. Des tartines au chocolat, svp
c. Des saucisses avec de la compote
d. Des boulettes sauce tomates
e. Du boudin blanc avec de la purée de pomme-de-terre, de carottes et de lardons

Le dimanche matin :
Ne pistoleï(100 %)
Faut vraiment la traduction ?

Et celle des boissons !!!
-Een pintje (prononcez : pintche), een jupke, ne maas, een pilske, ne palm, een witteke, ne stella, en gene kronenburg, eh of ge kregt een mot (cfr leçon 4)
-Ne cola, ne sevenup, een sapke (un berlingot), ne judoranch, ne sésémel, ne choco, een jatke caffeï,...

Pendant le repas, si vous ne regardez pas Stadion, Sportpaleis ou Sportweekend, vous pouvez, pour meubler la conversation, vous enquérir de ce qu'ils pensent du repas.

Smokket ?
- Ce diner est-il bon ?
Zènnabokesgoo?
- Vos tartines sont-elles bonnes ?

Mais lorque vous êtes invités, que vous avez fini de manger et que votre hôte vous propose encore de la nourriture (Wildenogiet ?), vous dites "Kzenvol" (j'ai assez mangé), "kmoobenakotse" (j'ai les dents du fond qui baignent) ou "kzenzoevetaseenverke" (Je suis gras comme un loukoum, je crois que je vais m'abstenir).

REMARQUE


Ne vous inquiétez pas si vous mangez vers 17 h, c'est tout-à-fait normal. Mangez beaucoup, car vous n'aurez plus rien après, sauf une sucrerie avant d'aller au lit, après vous être brossé les dents.

Vous êtes maintenant prêts à affronter le langage culinaire à présent.

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°3


Maintenant, nous allons traiter les différentes activités du nord du pays, avec leur vocabulaire respectif, pour que vous puissiez participer à une grande partie des conversations.


A. Le football (100% des activités)
- Les équipes les plus nommées : Anderlecht, Breuhe (Bruges), Lookere, de Standaaar, Kavémechele, Sarlerwa, den Antwaarp, den Beirschot...

- Vocabulaire
* den arbitter (l'arbitre)
* Paske (la passe)
* achter! ACHTER ! (Derrière, bordel !!!)
* Séntere (Centrer)
* Offsaait (Hors-jeu)
* Kontrol (Controle du ballon)
* Korner (Coup de coin)
* Uittrap (Coup franc)
* Hens (Faute de main)
* Shotteeeeu (Degage, viiiiiiiiite)

- Et maintenant quelques slogans d'encouragement, pour le cas où vous seriez supporter :
* Breuhe (cfr supra) Kampioen, Anderlecht moezenbroekafdoen
* Breuhe op "twece", chaske trek en weg ermee
* Anderlecht superslecht wantdekeeiperstonirecht !!!!
* Owee, owee, owee, owee, owee, owee,...
* Olee, olee, olee, olee, wiaardetchampions,wiaardetchampions,Olee,
olee, olee, olee, wiaardetchampions,wiaardetchampions

Vous voilà fin prêt pour entrer dans le stade.

Lisez cette séquence plusieurs fois, et lorsque vous aurez bien
assimilé cette leçon, passez à la suivante.

Leçon n°4


Maintenant que vous avez assimilé pas mal d'acquis, venons-en à la pratique : l'éloquence face à l'adversaire...


Quelqu'un qui ose (Ne keiruige gast), vous insulter. Il pensait tout naturellement vous déstabiliser moralement, mais grâce aux Editions Plantijn et le "Vlaamse Ministerie voor de uitbreiding van de prachtige en rijke Vlaamse kultuur", vous allez pouvoir répliquer :

Au choix :
a. Lul (Espece d'idiot )
b. Begin nie te zeike! - Fais pas d'ton malin, toi !
c. Moettemotte kraaige? - Tu veux que j'te frappe ?
d. Wilde knokke? - Tu veux t'battre ?
e. Zoekte boel? - T'cherch' la bagarre ?

Réponse :
a.
Nee, Boel zoekt mij ! (intraduisible)
b. Moet abakkes tege de muur sloge? (Tu veux que je t'éclate la gueule sur le mur ?)
c. Moek a fees tege de blaaftuur smashe ? (Tu veux que je t'écrase la face contre les volets ?)
d. Eewapaazdegajong ? (mais qu'est ce que toi tu penses?)
e.
Misgepoepte lavabo, afgeshapte nergetet, uitgedroogde kamelscheet,
f.
vuile Waal / Vlaming (ça dépend),...

REMARQUE


Si jamais une tierce personne (par exemple un policier) vous engueule,
Répondez :

"Hij is eest begost" (c'est lui qui a commencé).

Vous voilà fin prêt à affronter les dures réalités de la rue.

Nous espérons que grâce à ce Kontak Noort vous pourrez un peu
mieux vous débrouiller dans la vie de tous les jours sans paraître
complètement coincé.

Et vous comprendrez au moins ce que les gens vous diront.

vendredi, mars 16, 2007

La Flandre vue de la Belgique

Louvaniste de naissance, j'ai connu au début des années 60 les revendications pour fixer dans le sol flamand l'Université de Louvain de renommée mondiale.

Un recensement amputé du volet lin­guistique a ouvert les vannes à toutes les dérives, sapant la position des Belges francophones et les désarmant totalement face aux exigences dispro­portionnées des flamingants.
Pourquoi n'ont-ils
pas réagi alors ?
J'ai connu les "Walen buiten".

Belge de père flamand et de mère wallonne, j'ai reçu ce slogan comme une gifle et resterai "bui­ten" (...)

Depuis plus de 40 ans, le dépeçage de la Belgique est mené sans que la population ait jamais été consultée. Les élections sont détour­nées de leur but et ne servent plus que les ob­jectifs des partis. Pour cacher leur sale jeu, les plus basses calomnies font farine au moulin des extrémistes. Ils intoxiquent le pays par des idées foireuses d'un autre âge, totalement rétrogrades mais dangereuses. Les Belges valent mieux que ce que leur concoctent les politiciens.

S'ils ont voulu leur indépendance en 1830, c'est qu'ils en avaient assez de subir les diktats venus de l'étranger. Il faut regarder au-dessus de la -fron­tière linguistique" et non se réfugier derrière cette utopie, car une autre langue n'est pas une fron­tière, c'est un autre monde à découvrir.

N. Vanden Eynde, 1140 Bruxelles

jeudi, novembre 02, 2006

Le Parlement européen devrait être situé à Bruxelles



Cela coûte environ 200 millions d'euros par an aux contribuables de déplacer le Parlement entre Bruxelles/Belgique et Strasbourg/France. En tant que citoyen de l'Union européenne, je voudrais que le Parlement européen siège uniquement à Bruxelles.

La démocratie participative
L'article 47 sur la démocratie participative de la Constitution pour l'Union européenne, soutenu par la Commission européenne, encourage les citoyens de l'Union européenne à s'impliquer plus activement et à participer au débat sur les questions européennes. C'est pourquoi, nous lançons une initiative citoyenne afin de recueillir un million de signatures pour mettre fin à ce gaspillage de l'argent des contribuables.

Vers la pétition

samedi, avril 29, 2006

Les vaches expliquent bien la politique et les mentalités !

Enfin je comprends mieux la politique...

Socialisme : Tu as 2 vaches et tu en donnes 1 à ton voisin qui n'en a pas.
Communisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te donne un peu de lait.
Fascisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te vend le lait.

Nazisme : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2 et te fusille.
Bureaucratie : Tu as 2 vaches, le gouvernement les réquisitionne toutes les 2, en abat une, trais l'autre, et jette le lait...
Capitalisme : Tu as 2 vaches. Tu en échanges une contre un taureau, tu élèves tout un troupeau, tu les vends toutes et tu vis de tes rentes jusqu'à la fin de tes jours.
Système américain : Tu as 2 vaches. Tu en vends une, et tu forces l'autre à produire du lait pour 4. Tu es étonné lorsque l'animal tombe raide mort.
Système wallon : Tu as 2 vaches. Tu te mets en grève parce que tu en veux 3.
Système japonais : Tu as 2 vaches. Tu les manipules génétiquement afin qu'elles deviennent 10 fois plus petites, et qu'elles produisent 20 fois plus de lait. Tu crées tes propres cartons de lait (les Vachimons-Z) et tu inondes le marché mondial avec.
Système allemand : Tu as 2 vaches. Tu les manipules génétiquement pour que ça en devienne 100, qu'elles ne doivent manger qu'une fois par mois et qu'elles sachent se traire elles-mêmes.
Système britannique : Tu as 2 vaches. Elles sont folles toutes les deux.
Système italien : Tu as 2 vaches, mais tu ne sais pas très bien où exactement.. et maintenant tu vas manger tes spaghetti.
Système russe : Tu as 2 vaches. Tu les comptes et tu t'aperçois que tu en as 5. Tu recomptes, et maintenant tu en as 30. Tu comptes une dernière fois et tu en vois 17. Tu arrêtes de compter, et tu ouvres ta quatrième bouteille de vodka de la matinée.
Système juif : Tu as 2 vaches, tu construis un grand mur autour.
Système palestinien : Tu as 2 vaches, tu leur apprends à lancer des pierres (au-dessus du mur). Système français : Tu as 2 vaches, et ce sont les vaches les plus importantes du monde.
Système suisse : Tu as 500 vaches, mais aucune ne t'appartient. Tu gagnes de l'argent en les gardant chez toi pour un étranger "anonyme ".
Système indien : Tu as 2 vaches et tu les vénères.
Système chinois : Tu as 2 vaches. 300 personnes les traient quotidiennement. Tu prétends avoir un taux de chômage nul, et une productivité bovine maximum. Tu exécutes le journaliste responsable de la fuite sur les chiffres réels.
Système flamand : Tu as une seule vache et tu l'épouses.
Système corse : tu as 2 vaches tu en as déclaré 20 et tu as 1000 euros par tête par an ensuite t encaisse la prime a la clôture et tu les laisse divaguer.


mercredi, avril 05, 2006

Une balade en avion de nos politiques

Elio Di Rupo, Didier Reynders et Guy Vehofstadt survolent la Belgique dans un jet privé. Elio se tourne vers le Didier et dit en faisant de l'esbroufe : "Tu sais, je pourrais jeter un billet de 500 euros par la fenêtre et rendre quelqu'un très heureux"

Didier lui réplique : " Eh bien, je pourrais jeter 10 billets de 50 euros par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses".

Pour ne pas être en reste, Guy dit : " Je pourrais jeter 100 billets de 5 euros par la fenêtre et faire 100 heureux".

Le pilote soupire et dit à son copilote : " Non mais t'entends cette bande d'arrogants à l'arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter trois connards par la fenêtre et rendre des millions de gens heureux !

samedi, mars 11, 2006

COMPRENDRE LE BELGE !

A POUF : Au hasard. Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là ou d'autres, les malins se tapent la pouf.
A S'NAISE : En toute décontraction. L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.
AUTO-SCOOTER : Tellement ancré dans les belgicismes ! qu'on se demande quel est le mot labellisé. Autotamponneuse? On s'en tamponne !
BOMME : poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l'élève quand il le percute de plein fouet.
BèKES : Exclamation de dégout. Plus un truc donne envie de rendre (remettre, vomir, gerber ) plus l'accent grave est marqué ( bèèèèèkes). C'est donc qu'il y a quelque chose de vraiment dégeu en vue.
A-FOND : "Cul sec" plutôt avec une chope et entre étudiants.
(S')ABAISSER : Se pencher " hé chou, fais un peu attention, quand tu t'abaisses , on voit ton début."
ALLEZ ! : Mot multi-fonctionnel "allez hein, te laisse pas aller" ou alors "mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin: "allez, pourquoi tu dis ça menant?"
BACK : terme d'origine anglo-saxonne, attaché aux crampons dans certains cercles footballistiques foncièrement belgicains. "alors jef au keep, staf au back droit, jos au libéro, ronnie dernier homme et patchke au back gauche." Généralement, le back droit est court sur pattes, plutôt baraqué, très modérement technicien et tacticien limpide: "dégage , men, dégage ! " Plus on descend dans les divisions, plus il est barbu, plus sa vareuse est étriquée, plus son haleine sait pourquoi les hommes savent pourquoi et plus ses adversaires ont des protège-tibias costauds.
BAS-COLLANTS : "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois"
BOILER : Le belge est fils d'une fracture, historique, culturelle, linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch et un "boïleur" à Ixelles, l'important dans ce pays, n'est t'il pas qu'on continue à se comprendre ?
BERME : terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les 2 chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal. Ce mot s! erait issu du haut allemand "brem" lui-même emprunté , croit-on, à l'ancien norrois "barmr" ( bord).
CARROUSEL : le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans Jean-Marie Happart , une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.
CERVELAS : agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de "dikke" et de "tralala". Le cervelas doit être avalé sans intelligence.
CLIGNOTEUR : lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de "clignotant".
DOUF : Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant" soit "bon" soit "beau". C'est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes(saisonnières ) , alors chez nous , il fait "DOUF" = chaud , lourd. "Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo".
DOUFFE : cuite. "Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel"
ESSUIE DE VAISSELLE : linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés. L'utiliser aussi comme essuie-mains , c'est dégueulasse.
FREQUENTER : Avant les meufs, au temps de Mlle Beulemans, on ne flirtait pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas. La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à l'expo 58. Mais fréquentait qui ? demanderait les parisiens en bas de ça. Ouille que nous n'aimons pas ces garçons ! Qu'ils sachent que dans son emploi absolu, "fréquenter" signifie les rapports disons?..amoureux avant les fiançailles. Comme chacun sait, après, on ne fréquente plus, on "courtise".
FRISKO : C'est bien simple, on ne connaît pas le mot en français. Un frisko, c'est un frisko. On remercie Artic qui l'a inventé ainsi que les noisel! la ( frisko avec noisettes) et le cornetto ( à la fraise).
FROTTER : récurer, mais aussi danser un slow ou gueuler sur quelqu'un qui a fait des bêtises. "Je lui ai frotté les oreilles". Aussi, l'un des mots préférés de notre Rodrigo national quand cela se joue au sprint: " Ohlala, ça frotte dans tout le peloton et Boonen qui est enfermé ! " Bien insisté sur les "R", pour le dire comme à la télé.
FROTTEUR : petite brosse pour tableau noir. N'efface pas parfaitement la craie ( l'éponge est là pour cela). Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur s! a face non feutrée. Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.
FROUCHELER : roucouler, flirtouiller, se faire des papouilles.
GRIFFE : "- Maman, j'ai mal ma joue, - c'est malin ça, t'as une grande griffe" Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !
LOGOPEDE : Orthophoniste. Curieusement! , le français admet " logopédie" mais snobe les "logopédes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.
NON PEUT-ETRE : oui surement. Et pour dire non ,il faut dire oui, peut-être.Seuls les belges s'y retrouvent.
OUILLE-OUILLE : Si ça fait mal, c'est ouille. Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité."Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas, c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! " Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un interlocuteur : "Ouille-ouille, toi ! "
JOURNEE (bonne): Tout est question d'intonation." Au revoir, Monsieur, Au revoir Madame et une bonne journéééée". A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul
MANIQUE : Le Mari:" Ouille, je m'ai brulé à la casserole de carbonnades". Sa femme:" M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques".
MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !
PAF (être). Ou rester PAF. "A quia, bouché bée, les bras ballants, scié.Ne pas confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.
PANADE : voir "Pape" Par ailleurs être dans la panade, c'est être dans le gaz ou dans la mélasse PAPE : Prononcez "Pap" Les bébés belges adooooorent. Les pépés aussi. Vachement plus parlant que bouillie. La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.
PAR APRES : "Après" avec "par" devant. "D'abord, il a dit oui, par après, il a dit non" Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. N'existe pas en version "Par avant".
PLACE ( avoir une bonne) : Avoir un emploi sûr et rémunérateur. Le rêve des parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef (adjoint) de service.
PLACE ( voir la) Voir la différence. La ménagère: "j'ai nettoyé la cuisine". Son mari: "Oui, on voit la place"
PLOTCH : de beurre. Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.
FEU OUVERT : L'âtre de la cheminée ! Un feu ouvert, c'est un peu comme une cassette mais avec l'image en vrai.
CLOCHE : Insulte désignant une empoté, gaffeur, nigaud.
CLOCHE : Pour cloque ou ampoule. "Papa, c'est encore loin, parce qu'avec mes cloches, j'ai mal mes pieds".
METTRE ( sur son dos) : nos voisins du sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique, et bien tout faux ! Chez nous, on le dit quand on s'habille et pas l'inverse.
QUETTER : Là par contre, c'est nous les cochons ! Rien à voir avec une quête, qui quette ne s'abstient donc pas.
EXEMPLATIF : Mais pourquoi diable, les belges s'escriment-t-ils à user de vocables inusités dans l'hexagone? Mais parce que chez ces snotneus, ces biesses, ils n'y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni bermes centrales ! Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière exemplaire mais à titre exemplatif.

RAWETTE : petite quantité, souvent excédentaire. Un définition plus complète serait superfétatoire. Je vous la mets quand même?
RENON : Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.
QUEUE (faire la) Sujet d'empoigne entre français et Belges. Les premiers font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur : "A la queue comme tout le monde ! ".
SAISI : étonné et/ou crétin. " N'insistez pas docteur, c'est un saisi"

SAVONNEE : un bonne est conseillée pour "rattraper" un fauteuil mais il faut "frotter" énergiquement. SACOCHE: Sac à main mais pas un sac à 1.000 Euros. Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.
SOQUET : Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu'il a une belle paire de douilles.

Typicités bruxelloises :

BALLEKES : plus au sud , Boulettes ou Vitoulets. Sauce tomate évidemment. Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !
COCHER : Nettoyer. Chez nous, on ne coche pas seulement une case dans un formulaire mais toute la mais! on pour qu'elle soit bien blinquante. La ménagère y gagnera son plus grand titre de noblesse, celui d' "echte cochevrâ" ( amour de petite femme d'intérieur).
KAKE : qui kake défèque et produit de la kake
LABBEKAK : Pleutre, trouillard, poltron, peureux. Vu la définition de "Kake"en plus vulgaire, "Labbe" pouvant être interpreté comme "léche". Okay ?
KIEKEBICHE : chair de poule. On a les "kiekebiche".
KUS MEN KLUUT : ça ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend dans toutes les langues de Belgique. Injure courante entre hommes. C'est en effet réservé aux hommes et à leurs attributs.
KROLLE (Kop) On était parfois dur pour ceux qui les arboraient dans la cour de l'école. Mais pour eux, quelle économie de coiffage le matin !
NEK(dikke) Vantard, un gros cou, quoi !
PLEKKE : "ça plekke" comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant une "smoutebolle" ou un "bolus". Ça plekke enfin comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.
STOEMMELINGS (en): Bruxellois assez répandu au sud. En douce, en catimini, discrètement. Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse?
STING(ça) Qui sting Pue
VOLLE GAZ : signifie vite ou VOLLE PETROL signifie vite aussi : " tu ranges ta chambre et volle petrol !"

jeudi, mars 09, 2006

dimanche, février 12, 2006

Des briques et du fric

Corruption à la Régie des bâtiments : le premier propriétaire du pays est-il suffisamment contrôlé ? Décryptage

L'affaire n'est pas anodine. D'ailleurs, la chambre du conseil de Bruxelles a déci­dé, le 3 février, de mainte­nir en prison, pour une du­rée d'un mois, les trois fonctionnaires de la Régie des bâtiments, dont le direc­teur général Hans Evenepoel. A 64 ans, ce proche du CD&V, pourtant étiqueté SPA, est soupçonné d'avoir favorisé des entrepreneurs privés pour l'octroi de marchés publics, dans le cadre de tra­vaux d'entretien ou de construction. En contrepartie, lui et ses acolytes auraient bénéficié de largesses : argent liquide, voyages d'agrément à l'étranger et tra­vaux gratuits pour leur compte privé. Si certains des corrupteurs sont passés aux aveux, les fonctionnaires corrom­pus, eux, nient tout en bloc.
Les deux premières sociétés dans le collimateur de la justice sont deux en­treprises appartenant à une même fa­mille. La Barco-Construct, à Alost, est spécialisée dans la construction et la B&P-Electro, à Ninove, dans les travaux d'électricité. La justice reproche no­tamment à Evenepoel de ne pas avoir réglé diverses factures privées pour la construction d'une maison à Dender­leeuw. Les « échanges de cadeaux » ont été révélés par un correspondant ano­nyme auprès des parquets de Bruxelles et de Termonde. Pour Evenepoel, ces dénonciations sont le fait de voisins qui, agacés par les travaux de Dender­leeuw, ont voulu se venger. Un cinquiè­me entrepreneur, provenant de Zele, vient d'être appréhendé. D'autres per­quisitions, voire arrestations, sont at­tendues dans les prochaines semaines. A ce stade du dossier, le montant de la corruption est impossible à estimer.
Une question évidente se pose dans ce contexte : la Régie des bâtiments est-elle suffisamment contrôlée ? Avec les 1 177 bâtiments qu'il détient pour le compte de l'Etat fédéral, soit un patri­moine de 3,4 milliards d'euros, cet orga­nisme parastatal est considéré comme le premier propriétaire de Belgique. Outre la gestion des biens immobiliers de l'Etat fédéral (ministères, palais de justice, pri­sons, musées, bâtiments historiques comme la Monnaie ou la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule...), la Régie agit également comme maitre d'ouvrage pour l'entretien ou la réfection des bâti­ments publics et la construction de nou­veaux édifices, soit un budget de 153 millions d'euros en 2005. Une cassette énorme qui tente les fraudeurs...
Arrangements
Il existe en principe de nombreux garde-fous légaux pour empêcher la corruption. « En cas d'adjudication, c'est-à-dire quand le marché est attri­bué, après publicité, à l'entrepreneur le moins cher, les offres sont envoyées sous pli scellé et les prix proposés par les candidats sont proclamés lors d'une séance publique », rappelle Patrick Thiel, avocat chez CMS De Backer. En cas d'appel d'offres, l'attribution du marché ne se fait pas seulement en fonction du prix mais aussi de la quali­té de l'entrepreneur et des délais qu'il propose. Même si la procédure est, ici aussi, entièrement publique, le choix, bien que motivé, s'avère moins lim­pide. En effet, si les offres sont plus
Ironie du sort : l'undes fonctionnairesde la Regie, inculpe,est le conservateurresponsabledu palais de justicede Bruxelles.ou moins équi­valentes, on peut facilement faire pencher la balan­ce d'un côté ou de l'autre. Enfin, autre cas : si le
montant estimé du marché ne dépasse par 67 000 euros, le pouvoir adjudica­teur n'est pas obligé de publier un avis de marché et peut contacter librement quelques entrepreneurs de son choix -au
au moins trois - qu'il mettra en concur­rence. Il paraît plus simple de tricher lors de cette « procédure négociée sans publicité ». Evidemment, dans le sec­teur de la construction, les chantiers dépassent facilement 67 000 euros. Mais, avec un peu d'astuce, il est tou­jours possible de saucissonner de gros marchés pour éviter qu'il y ait un appel d'offres. De plus, il n'est pas exclu que certains entrepreneurs s'arrangent préalablement pour se répartir les marchés, avant de remettre leurs devis.
Outre les services financier et juri­dique internes, le principal contrôleur de la Régie des bâtiments est la Cour des comptes qui possède un bureau au sein du parastatal. Il s'agit d'un contrô­le a posteriori, c'est-à-dire une fois que la dépense a été effectuée. Autre contrôleur : l'inspecteur des finances, délégué par le ministère du Budget pour une période de trois ans et qui siège aussi à la Régie.11doit donner son aval pour une série d'actes, entre autres pour les marchés conclus en procédure négociée au-delà d'un montant de 30 000 euros. Faut-il renforcer ces contrôles ? La réforme structurelle de la Régie des bâtiments, annoncée par son ministre de tutelle Didier Reynders (MR), devra nécessairement répondre à cette question.


Ironie du sort : l'un des fonctionnaires de la Regie, inculpe, est le conservateur responsable du palais de justice de Bruxelles

Thierry Dessau

La Flandre est autorisée à vendre des armes et la Wallonie en est interdite par les flamingants !

Les armes à sous-munitions

Sa Majesté le roi Albert II vient d'attirer l'attention des plus hautes au­torités de ce pays quant aux consé­quences néfastes d'un certain sépara­tisme rampant. Mais n'est-il pas trop tard? N'en prenons pour preuve que les derniers développements concer­nant la vente d'armes, sujet particuliè­rement apprécié de certains du nord du pays. Il est donc fort probable que le Parlement adopte une loi interdisant la fabrication (ou, à tout le moins, le com­merce) de toutes les armes contenant des sous-munitions, sous prétexte que celles-ci feraient plus de victimes civiles que militaires. Ce n'est pas faux. Par contre, à ma connaissance, au­cun parlementaire ne s'est ému de l'envoi, par une firme flamande, de matériel susceptible de permettre à l'Iran de fabriquer une bombe ato­mique, et ce avec la complicité du patron (flamand) de la Sûreté de l'Etat. Celui-ci, semble-t-il, n'aurait pas démissionné pour cette raison mais bien pour son opposition à la centralisation de toutes les informa­tions des services de police et de ren­seignement, y compris la Sûreté de l'Etat. Faut-il alors croire que la bombe atomique est éthiquement meilleure que les armes à sous-mu­nitions ou, plus simplement, que la notion d'éthique est différente sui­vant qu'elle s'adresse à des entre­prises wallonnes qui, il est vrai, fa­briquent des armes et des munitions ou à des entreprises flamandes qui, elles, fabriquent des composants et du matériel militaire?

Jacques Pirmolin, Liège

samedi, décembre 31, 2005

Revenus des ministres !

Vous avez déjà eu une note de resto de 3.390 balles?
Quand les balles sont des euros, ce n'est plus une addition salée mais une mine de sel.
A moins que vous ne soyez ministre et que vous refiliez la facture au contribuable..

Revenus des ministres
(euros/an) Salaire brut 178.921
Pécule de vacances 2.519
Prime de fin d'année 4.786
Indemnisation de représentation 3.312
Indemnisation logement 12.802
Revenus des parlementaires
(euros/an) Salaire brut 69.219
Pécule de vacances 5.307
Prime de fin d'année 2.020
Indemnisation de frais 19.381

En Belgique, un ministre perçoit un salaire brut de 178.921 euros (7.217.655 FB) par an. Il faut y ajouter: 2.519 euros de pécule de vacances, 4.786 euros de prime de fin d'année, une indemnité annuelle de 3.312 euros pour les frais de représentation, une autre de 12.802 euros pour le logement. Total: 202.340 euros (8.162.375 FB) pour un ministre «ordinaire». Plus pour le Premier ministre et les vices-Premiers.

A titre de comparaison, le revenu moyen imposable de la population tourne autour de 11.000 euros (440.000 FB). Et il dépasse de peu les 5.000 euros à Saint-Josse, la commune la plus pauvre du pays.

Les ministres disposent aussi d'une voiture avec chauffeur et plus petit mais pas moins juteux d'une carte Visa. On a connaissance de l'utilisation qu'en ont faite les ministres du gouvernement flamand en 2002.

Steve Stevaert, ce socialiste qui soigne son image d'homme politique proche des gens, est celui qui a le plus usé sa carte: il l'a sortie dans 97 restaurants pour une facture totale de 22.210 euros (895.951 FB). Il devance Patrick Dewael (VLD), qui atteint 18.059 euros. La plus grosse note de resto de Stevaert: 842 euros (34.000 FB) aux Baguettes impériales (Bruxelles, 1 étoile Michelin). Dewael fait mieux: 3.390 euros (136.752 FB) au Stucki (Bâle, Suisse).

6.671 euros de plus en poche grâce à la réforme fiscale

Un député ou un sénateur touche brut 69.219 euros (2.792.287 FB) par an. Ne calculez pas: par mois, cela fait 5.768 euros (232.691 FB). Si ce montant est imposable, ce qui ne l'est pas, par contre, c'est une indemnisation supplémentaire de frais qui s'élève à 19.381 euros (781.828 FB).

Quand vient l'hiver, tombe la prime de fin d'année: 2.020 euros (81.487 FB). Quand vient l'été, le pécule de vacances: 5.307 euros (214.084 FB). Ce qui permet de se payer déjà un très beau camping en Ardenne.

Il y a également les frais de déplacement du domicile au lieu de travail, pour lesquels ils ont droit à 0,25 euro le kilomètre. Vous, si vous voulez déduire de vos impôts ces mêmes frais de déplacement, vous serez limités à 0,15 euro le kilomètre. En vertu de la loi que ces parlementaires ont votée. Si vous prenez le bus ou le train, votre employeur vous rembourse peut-être une partie. Les députés et sénateurs n'ont pas besoin d'un tel remboursement car ils peuvent emprunter gratuitement les transports en commun. On comprend que cela ne les motive pas trop à adopter une loi offrant des transports bon marché.

A l'inverse, ils ont dû être plutôt enthousiastes en votant la dernière réforme fiscale. Celle-ci a supprimé les deux tranches d'impôts les plus élevés. Gain pour les parlementaires: 1.008 euros (40.663 FB) chaque année. Gain pour les ministres: 6.671 euros (269.107 FB)

Parmi les parlementaires, 36 touchent encore un joli supplément. Ce sont les membres du bureau de la Chambre et du Sénat: le président, les premier, deuxième, troisième vice-présidents, les secrétaires, les chefs de groupes, les questeurs (chargés de l'intendance, du protocole, etc.). Selon la fonction, ce supplément va de 11% à 72% de la rémunération de base, sans compter de nouvelles indemnisations non imposables de frais. Ce qui fait que Herman de Croo (VLD), président de la Chambre, gagnerait même un peu plus que le Premier ministre. Mais, défend-il, «la démocratie n'a pas de prix»*.

Une pension dès 52 ans, une carrière complète après 20 ans

Tous les partis présents au Parlement acceptent le système, y compris le Vlaams Blok qui montre si facilement du doigt les pratiques financières des autres. Les parlementaires rétrocèdent bien une partie de leur rémunération à leur parti, mais pas trop. Au PS et au SP.a, par exemple, c'est 10%. Au Vlaams Blok, 15%. Les parlementaires Ecolo et Agalev sont ceux qui reversent le plus: respectivement 50% et 25%.

Les modalités de la pension du parlementaire sont elles aussi assez coquettes. Un, il peut prendre sa retraite dès 52 ans (65 ans pour vous). Deux, il a une carrière complète, c'est-à-dire lui donnant droit à l'entièreté de la pension, après 20 ans de mandat (45 ans pour vous). Trois, le montant correspond à 75% de la rémunération parlementaire. Celui qui réunit ces trois conditions touche donc 4.326 euros (174.510 FB) par mois.

Un ex-parlementaire qui n'a exercé son mandat que deux ans nous a confié qu'il touchait une pension de 411 euros (16.580 FB) par mois, en plus évidemment d'autres retraites. Pour à peine deux ans, il touche presque le montant de la pension moyenne en Belgique, qui tourne autour de 600 euros (24.000 FB). S'ils étaient soumis aux mêmes conditions, les députés et sénateurs auraient peut-être songé à relever sérieusement le montant des retraites, plutôt que de voter une loi reculant de cinq ans l'âge de la pension pour les femmes.

Car, finalement, imposer aux politiciens les conditions de vie de la majorité de la population, n'est-ce pas le prix de la démocratie?

* Knack, 17/9/03.

mardi, décembre 27, 2005

La Belgique compte 30.000 fonctionnaires de trop (De Morgen)

(Belga) La Belgique compte 30.000 fonctionnaires de trop, estime la Fédération des entreprises de Belgique. "Si nos services publics étaient structurés de manière efficace comme c'est le cas chez nos voisins et dans un certain nombre de pays scandinaves, on pourrait épargner entre 7 et 8 milliards d'euros", souligne Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB.

Il estime que cet argent pourrait être utilisé pour diminuer les coûts salariaux du secteur privé, qui pourrait ainsi embaucher. "Nous avons besoin de 200.000 nouveaux emplois pour faire tourner notre système" de sécurité sociale, dit M. Thomaes. (cya)

samedi, décembre 24, 2005

Citoyen...ta libertée fout le camp !

Les députés ont adopté hier un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité. Ce texte, qui autorise les services de police à utiliser des "méthodes particulières de recherche", a été approuvé par 80 députés de la majorité socialiste-libérale, contre 8 non et 37 abstentions. Le projet de loi devra encore être approuvé par le Sénat, avant d'entrer en vigueur.
Le projet de la ministre socialiste de la Justice Laurette Onkelinx prévoit que les policiers, parfois sur simple requête du parquet, pourront réaliser des "contrôles visuels discrets" dans des lieux privés (à l'exception du domicile). Ces perquisitions et ces fouilles, de jour comme de nuit, pourraient se faire à l'insu des personnes visées.Le texte encadre également d'autres techniques policières jusqu'ici illégales en Belgique, tels que l'infiltration de groupes divers ou le recours à des indicateurs, éventuellement autorisés à commettre des infractions.
Le projet de Laurette Onkelinx a été dénoncé par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui le qualifie de liberticide. Des associations de journalistes et d'éditeurs de journaux l'ont vigoureusement contesté. Selon elles, il remet en cause le principe de la protection du secret des sources, pourtant inscrit depuis peu dans la loi.
La ministre de la Justice estime cependant que le texte constitue le meilleur équilibre entre les capacités de répression et la protection des libertés...